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Plus d'une décennie après avoir obtenu son diplôme de l'École africaine d'économie, Damase Sossou parle d'ASE. Il tire un bilan positif de son séjour étudiant dans cette université panafricaine.

Communication team : Notre première curiosité : quelle filière avez-vous fait à l’ASE ?

Damase Sossou : Je suis de la première promotion de l’IREEP, le plus ancien des instituts de l’ASE. Je suis l’un des premiers étudiants à obtenir le Master en Économie Publique et Statistiques Appliquées (MEPSA) en 2006. Avant cela, j’ai reçu une formation d’Ingénieur en Travaux Statistiques à l’ENEAM (ex INE).

Communication team : Quel a été votre premier poste après l’ASE ?

Damase Sossou : En tant qu’étant étudiant à l’ASE déjà, j’étais assistant de recherches. Je travaillais sur les projets de recherches de l’école en économie politique et en gouvernance locale. Puis, avant même d’obtenir mon diplôme à l’ASE, j’ai été recruté dans la fonction publique en 2008 et j’y suis toujours.

Communication team : L’ASE a-t-elle contribué à cette réussite ?

Damase Sossou : Honnêtement, j’ai réussi au concours de la Fonction publique, compte tenu du background que j’avais à l’INE. Mais quand j’ai commencé à travailler, c’est grâce à ma formation à l’ASE que je me suis distingué professionnellement. Les capacités techniques que j’ai eues à l’African School of Economics, m’ont permis d’avoir de bons réflexes par rapport aux dossiers ; et surtout ma façon particulière d’analyser les questions ont fait que j’ai eu un parcours intéressant.

Communication team : OK. Qu’est-ce que l’ASE vous a apporté concrètement du point de vue professionnel et qui vous distingue de vos collègues ?

Damase Sossou: C’est cette ouverture d’esprit qu’elle m’a donnée sur toutes les questions d’ordre sociologique et de gouvernance. Ce qui fait que mes analyses suivent souvent des angles pluriels et riches. Toute chose que n’a pas forcément un individu qui n’a pas été soumis à ce genre de formation. Je me souviens aussi que l’ASE m’a aidé à faire mon stage de recherches à l’Université de Cape Town (en Afrique du Sud) en 2007. C’était une expérience enrichissante.

Communication team : Parlez-nous de vos relations aujourd’hui avec l’ASE.

Damase Sossou : Actuellement, j’interviens dans le programme du CEIPP en tant qu’instructeur à l’ASE. Par ailleurs, je suis chercheur associé. Par exemple, pour les dernières élections communales, j’ai participé à un projet de recherches avec le professeur Wantchekon, fondateur de l’ASE sur des questions d’élections. Je travaille également avec le professeur et d’autres de ses collègues basés à Toulouse School of Economics et en Espagne, sur un projet de recherches dans le cadre de l’amélioration de la performance des agents à leurs postes au niveau des communes.

Communication team: Nous sommes presque à la fin de cet entretien, un mot ou un conseil aux lecteurs ?

Damase Sossou: Je tiens à préciser que tous ceux qui ont fait l’ASE se distinguent partout où ils passent ; que ce soit des Béninois ou toutes les autres nationalités, ils sont dans les meilleures institutions. Pour ceux-là qui veulent vraiment impacter le monde en matière de réflexion stratégique sur les questions de développement, ils doivent faire le choix de l’ASE. Et pour ceux-là qui visent juste une petite formation avec un emploi de courte durée, je leur conseille d’autres écoles. (Rires)

Communication team : Je vous remercie.