Le mardi 14 novembre 2017, l’ASE a organisé comme il est de coutume, son séminaire hebdomadaire d’échange avec les étudiants. Les agents de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique étaient les invités pour cette session.

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La rencontre a débuté par le mot de bienvenue du doyen de l’ASE,  Père Claude Domfang, qui a par la suite cédé la parole aux invités pour la session proprement dite.

Cyrille VITO a fait une présentation de ses autres collègues présents ; il s’agit de Bienvenu Akodigna et Laurent Akpo, respectivement directeur de la bibliothèque et chargé des affaires culturelles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.

Bienvenu AKODIGNA a parlé des ressources dont dispose la librairie pour l’apprentissage et l’amélioration des compétences en langue anglaise. S’agissant des ressources, il a parlé des différents livres touchant une grande variété de domaines, le programme Pimsleur, les séances de conversation en anglais.

S’en est suivi la présentation de Laurent Akpo sur les opportunités de bourses d’études disponibles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, notamment les bourses Fullbright et le Ham free.

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La bourse Fullbright est permet d’envoyer des Américains pour des études à l’étranger et les citoyens étrangers à venir eux aussi étudier aux Etats-Unis. Laurent Akpo a précisé que cette bourse a été inventée par le sénateur Will Fullbright qui pensait fortement après les contextes difficile d’après-guerre des années 1945 que cela aiderait à découvrir les Etats-Unis, sa culture ainsi que le monde. A l’opposé du programme Fullbright qui dure environ deux (02) ans, le Ham free est un programme de 10 mois. Tous ces deux programmes sont totalement financés par les Etats-Unis.

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La séance a pris fin par une séance de questions-réponses pour davantage de précisions, suivie d’une photo de famille.

Il y a quelques semaines, 20 cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) ont bénéficié d’une formation intensive de 30 jours en Evaluation d’Impact des Politiques Publiques. La formation a été donnée par l’African School of Economics et s’est déroulée du 24 juillet au 08 septembre 2017. L’activité a été financée par la Coopération Technique Belge (CTB) à travers le Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences (Paorc). Yannick Kouakanou, assistant technique national au Paorc nous a accordé une interview sur le sujet.

ASE : Bonjour M. Kouakanou !

Y. Kouakanou : Bonjour !

ASE : Pourquoi la CTB a-t-elle accepté d’accompagner le MAEP dans le cadre de cette formation en Evaluation d’Impact ?

Y. Kouakanou : C’est une activité qui au départ n’avait pas été inscrite à notre budget. Mais nous avons été saisis d’une requête du MAEP pour accompagner leurs efforts en matière d’évaluation d’impact des politiques publiques, notamment des politiques agricoles. Vu la pertinence du besoin et après avoir consulté les différents partenaires principaux et stratégiques du ministère, nous avons convenu d’accompagner cette initiative. Puisque, c’est un fait que les capacités des cadres de l’administration publique en matière d’évaluation d’impact des politiques en général, et des politiques publiques en particulier, étaient soit inexistantes, soit faibles, au meilleur des cas. Donc pour nous, c’était une opportunité qu’il fallait vraiment saisir pour accompagner les efforts du ministère, en matière d’évaluation. Nous avons donc accepté. Nous avons eu beaucoup de discussions avec l’école formatrice African School of Economics, avec les bénéficiaires, et finalement cela a abouti à concrétisation.

ASE : Qu’est-ce qui vous a motivé à valider le choix de l’ASE  par le MAEP, pour donner cette formation ?

Y. Kouakanou : Lorsque le MAEP nous a saisis en nous proposant l’ASE, nous nous sommes demandés pourquoi nous choisirions cette école et pas une autre ?

Vous savez, selon les procédures de la CTB, il faut toujours un appel à concurrence avant de choisir un prestataire. Mais la réalité des faits était que, selon nos investigations, l’ASE était la seule sur le territoire national à délivrer un certificat en matière d’évaluation d’impact des politiques publiques. Il y a d’autres écoles qui font des formations en ce qui concerne l’évaluation de projets, la gestion de projets, ou peut-être même parfois l’évaluation des politiques publiques, mais pas l’évaluation d’impact. Donc pour nous, c’était vraiment la seule offre valable sur le marché. Nous avons fait des recherches sur la crédibilité de l’école, sur sa représentation au niveau régional, et nous avons été rassurés, ayant compris que nous pouvions faire confiance à cette école.

ASE : Vous avez fini de financer le MAEP dans le cadre du renforcement des capacités de ses cadres. Quel est le prochain objectif  du PAORC ?

Y. Kouakanou : Nous souhaiterions fortement que le même processus se fasse au niveau du Ministère de la Santé. Parce que la coopération belge intervient globalement dans deux domaines : le secteur agricole et le secteur de la santé. Si nous avons un budget, et que le Ministère de la Santé exprime le besoin de se former en évaluation d’impact,  j’avoue que ce sera une très belle expérience pour nous.

Par ailleurs, au niveau du Ministère de l’Agriculture, cette activité n’est pas encore finie selon nous. Parce que l’accompagnement que nous apportons au MAEP ne s’arrête pas à la certification. En dehors de la certification des cadres qui ont été formés, nous voulons que l’ASE les accompagne dans la mise œuvre effective, l’application sur le terrain de l’évaluation d’une politique, d’un programme qui aura été retenu de commun accord avec eux. Ainsi, après cette phase de formation, nous allons convenir avec l’école, et en fonction des budgets disponibles d’un accompagnement dans l’exercice de tout ce qui a été appris. Le but final est d’avoir un document d’évaluation d’impact, produit par les apprenants eux-mêmes avec le coaching des formateurs. Donc ça, c’est la prochaine étape.

ASE : Quel est le budget ayant servi à financer la formation qui vient de s’achever avec le MAEP ?

Y. Kouakanou : Le budget, il faut dire que cela fait partie des choses qui nous ont bien impressionnés au sujet de l’ASE, au niveau du Paorc. Des coûts extraordinairement abordables ! Et ce qui est aussi intéressant, c’est que ce budget permettait de couvrir l’ensemble du processus. Ce qui a été un peu difficile pour nous et qu’on ne pouvait pas prendre en charge, c’était le choix des participants de délocaliser la formation et de la faire de façon intensive. Ils ont préféré ne pas le faire en trois séances par semaine, mais le faire lors de séminaires délocalisés de Cotonou. Ce budget, nous n’avons pas pu le supporter mais heureusement, un autre partenaire technique et financier du Fonds international de développement agricole des Nations Unies (Fida) s’en est chargé.

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Après 4 semaines de formation en Evaluation d’Impact des Politiques Publiques, les cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche donnent leurs impressions. Innocent Togla, Secrétaire général adjoint du ministère est le 1er à répondre à nos questions.

ASE : Ma première question est toute simple : pourquoi avez-vous sollicité cette formation en évaluation d’impact alors que vous aviez des structures internes au MAEP qui exercent dans ce domaine depuis longtemps déjà ?

Innocent Togla : On dit souvent dans nos langues, « on finit de grandir, mais on ne finit jamais d’apprendre ! ». Nous avons voulu renforcer nos capacités pour mieux faire ce que nous avons l’habitude de faire. L’Evaluation d’Impact permet de savoir ce que vous aviez déjà fait et de mieux vous orienter pour savoir ce qui doit être fait plus tard ; et étant donné que nous, au ministère, nous avons beaucoup de programmes que nous gérons, il est très important d’approfondir nos connaissances en Evaluation d’Impact. Cela aidera à mieux orienter  nos actions en direction des populations cibles.

ASE : Combien d’agents du ministère au total ont été envoyés en formation ?

Innocent Togla : Nous étions 20 au total ! Et même si certains ont parfois eu des empêchements, tout le monde a participé à la formation. Ce groupe était décidé à se faire former pour rehausser l’image du ministère.

ASE : Qu’est-ce qui vous a inspiré à choisir l’African School of Economics pour  vous assurer cette formation ?

Innocent Togla : Vous savez, il y a des écoles qui se sont fait un nom! Tout le monde connaît un peu les résultats que donne l’African School of Economics dans ce domaine. La notoriété de l’école est reconnue un peu de tous pour le moment. Ils se sont illustrés à plusieurs occasions, et lorsque l’opportunité nous a été donnée d’avoir cette formation, on n’a pas hésité à avoir recours à cette école, compte tenu de la qualité de ses enseignants et de sa renommée.

ASE : Après cette formation, quels seront concrètement les éléments qui vous permettront d’en apprécier l’impact sur votre ministère ?

Innocent Togla : Que chacun à son poste puisse refléter ce qu’il a appris dans ses différentes participations aux équipes d’évaluation. Lors de l’élaboration des projets, il faut désormais appliquer tout ce qu’on a appris, les évaluations de base, les enquêtes de référence, la théorie de changement, etc.

ASE : Je vous remercie.

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Il s’appelle Ibrahim AGUEMON , 41 ans. Master en Finance Banque à l’Ecole de Commerce(ESC) de Grenoble en France puis en Management des Organisations à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) Perpignan, il a travaillé pendant 12 années en tant qu’Auditeur et Collaborateur Expert-Comptable dans plusieurs cabinets Français. Il s’est mis à son propre en 2013 en créant en France, le Cabinet SARANO CONSULTING, spécialisé en Conseil aux entreprises et recherche de financement. En 2014, il décide de rentrer définitivement en Afrique où il crée le Cabinet SARANO BUSNESS CONSULTING spécialisé dans le conseil et  la formation. Il est invité à juste titre par l’African School of Economics.

Le module enseigné par le Président de SARANO Business Consulting porte sur les aspects pratiques de l’entrepreneuriat et la réalisation de Plan d’Affaires. Ibrahim AGUEMON  fait une séance introductive qui, de l’avis des participants, est très riche en découvertes. Le formateur n’a pas hésité à partager son expérience d’entrepreneur et sa vie privée avec l’assistance.

A la sortie, voici quelques avis des participants en direct de S.O.S Village d’enfants, Abomey-Calavi, lieu de déroulement de l’Atelier.

Stanislas Zahoue, Assistant Technique à Africa Green Corporation « Ceci est un atelier très important pour moi, pour mon domaine de compétences ; surtout pour l’élaboration de plans d’affaires, la quête de financement, le montage de projets et la gestion de projets, l’analyse de risques. C’est une très grande opportunité qu’on a saisie, et tout ce qu’on fait entre en ligne de compte pour qu’on puisse sortir de l’atelier avec les outils nécessaires pour bien planifier et mettre en œuvre un projet. »

Juste Lokossou: Étudiant MMES à l’ASE «Cet atelier renforce nos compétences en entreprise; Il nous permet d'être plus efficaces dans notre travail quotidien. Je pense que c'est très important et j'aimerais que nous le mettions en œuvre au moins chaque année pour que davantage de personnes en bénéficient. »

Avec l’entrée en scène de Ibrahim Aguèmon, l’African School of Economics démontre que l’Atelier regorge de bien des surprises à découvrir encore dans les jours à venir.

L'organisation internationale OSIWA est le partenaire financier privilégié du Workshop.

 

Les participants ont eu droit au cours de la journée du lundi 03 juillet, à deux présentations ; l’une dans la matinée et l’autre dans l’après-midi.

Au menu de la première présentation relative à la Gestion des Projets donnée par le professeur agrégé Ika Lavagnon de l’Université d’Ottawa, il y avait : la conception du projet. Cette étape passe par les réponses aux principales questions suivantes : pourquoi ce projet ? (La raison d’être du projet) ; pour quoi faire ? (Les objectifs) ; pour qui ? (Les bénéficiaires, le client). Différentes méthodes pratiques ont été décrites par le formateur pour réaliser cette phase au mieux, car une bonne phase de Conception, conditionne le succès du projet. Fin de la session de la matinée.

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Dans l’après-midi, les participants ont eu droit à l’expertise de Madame Séliatou Kayodé, chargée d’investissement à la Banque Africaine de Développement (BAD). Sa présentation a porté sur le thème "Entrepreneuriat : Innovation et Business".

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La séance a permis de mieux connaître les opportunités qu’offre la BAD au secteur privé ainsi que le processus et les critères de sélection de la Banque pour obtenir du financement.

À la sortie des sessions, les participants ont donné leurs avis :

Constant Odounfa, étudiant en MMES, ASE: « J’ai appris beaucoup appris sur la gestion de projets et les critères de financement de la Banque Africaine de Développement. Ces formations étaient vraiment pratiques et m’ont donné d’acquérir de nouvelles connaissances très utiles pour ma vie professionnelle. C’est un honneur de travailler avec des experts internationaux tels le Professeur Ika Lavagnon et Mme Kayode Saliatou ».

Marina, MBA/ASE : «Cet atelier est très intéressant car nous avons l'opportunité de collaborer avec des institutions internationales comme la Banque africaine de développement (BAD) et de connaître leurs experts».

À noter que le Workshop a reçu le financement de l'organisation internationale OSIWA.