2018 01 15 Gaïus 2

Gaius A. est un jeune béninois titulaire d’un Master en Mathématiques, Economie et Statistiques à l’African School of Economics (ASE) ; promotion 2017. Il partage son expérience avec les internautes à travers cette interview.

ASE Communication : Bonjour Gaius !

Gaius  Ahamidé : Bonjour !

ASE Communication : Vous venez d’être diplômé à l’African School of Economics. Avant de rejoindre cette école, qu’avez-vous étudié ?

Gaius  Ahamidé : J’ai obtenu une licence en planification à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEAM) au Bénin, puis j’ai eu à faire des stages professionnels en entreprise. J’ai également suivi une formation sur des logiciels de statistiques.

ASE Communication : Et arrivé à l’ASE, quelle filière avez-vous embrassé et quel a été votre parcours ?

Gaius  Ahamidé : J’ai fait un master en Mathématiques, Economie et Statistiques MMES. J’ai obtenu mon diplôme en décembre 2017. J’ai eu à participer à des enquêtes et des collectes de données, notamment l’enquête sur la gestion des soins d’urgences, l’enquête sur la motivation des bureaucrates, et le projet sur l’emploi des jeunes. J’ai également été assistant de recherche sur des projets telle que le projet New Development Planning (NDP) en collaboration avec les universités d’Ottawa et de Manchester,  et le projet International Initiative for Impact Evaluation (3ie) sur l’éducation des jeunes filles. Autrement, j’ai été teaching assistant pour le professeur David GBAGUIDI en Macroéconomie.

ASE Communication : Ce parcours vous a surement permis d’acquérir des Compétences et des expériences,  Parlez-nous-en !

Gaius  Ahamidé : Mon séjour à l’ASE m’a permis de renouer avec une méthode d’apprentissage perdue y a quelques années, c’est celle du travail dur, accéléré, intense, stricte. Cela m’a permis d’assoir des connaissances très solides en macro, en micro, en économie de développement. La formation à l’ASE nous permet d’acquérir les techniques d’enseignement en vogue dans les meilleures universités au monde. Tout cela m’a aidé à écrire un mémoire de Master qui révèle la qualité de la formation reçue. Ce mémoire a d’ailleurs été présenté au SIER 2017.

L’autre expérience pour moi a été ma participation à la conception de certains projets, le design des projets de recherche par des techniques appropriées pour obtenir un travail sérieux et rigoureux.

ASE Communication : A présent, quels sont vos projets ?

Gaius  Ahamidé : Postuler pour un programme de doctorat dans une université nord-américaine, ceci à travers le programme Pré-doctoral de l’ASE qui nous permet de bien nous préparer à aller dans de meilleures universités Nord-américaines. Le programme Pré-doctoral nous forme en nous dotant de connaissances sur les divers programmes de doctorat que proposent ces universités de haut calibre.

ASE Communication : C’est la fin de l’interview, avez-vous quelque chose à ajouter ?

Gaius  Ahamidé : Je trouve que la formation à l’ASE est superbe !  En ce qui concerne les conditions des étudiants, je trouve que c’est déjà pas mal même s’il y a encore à faire. Le « work study » est un programme innovant et très intéressant et le programme de « cleaning » pour les étudiants est très avantageux pour eux ; cela permet de développer l’esprit d’équipe et bien d’autres choses.

2017 12 28 Group picture 03 2

16 décembre 2017, L’African School of Economics a tenu la 2ème édition de remise de diplômes à ses étudiants, la “Graduation Ceremony”. Les étudiants diplômés viennent du Bénin, du Togo, du Nigéria, du Cameroun… L’événement a été placé sous le parrainage de Pierre Nguimkeu, Professeur à Georgia State University (Etats-Unis). Dans son discours, Pierre Nguimkeu a  exprimé sa grande joie de parrainer cette promotion qu’il a décrite comme  « brillante ». Il justifie ce qualificatif par le fait qu’il a vu ces étudiants faire des présentations convaincantes lors du SIER (Summer Institute for Economics Research), les deux jours précédents.

Dans son discours, Professeur Léonard Wantchékon, fondateur de l’université de calibre international est allé dans le même sens. Il a ajouté que l’African School of Economics a fait ses preuves en seulement 3 ans d’existence. Elle a notamment réussi à placer plusieurs de ses étudiants dans les institutions internationales comme la Banque Mondiale,  IPA (Innovation for Poverty Actions), et les institutions nationales.

L’autre information importante est que l’ASE a pu placer cinq de ses étudiants dans les meilleures universités nord-américaines, au cours de la même année. Le professeur Wantchékon n’a pas oublié de mentionner l’admission de deux étudiants américain et mexicain,très motivés à poursuivre leurs études à l’ASE, dès Janvier 2018. A leur tour, les représentants des diplômés, Clinton Obina Ogwuike et Gaïus Ahamidé ont célébré leur école dans leur discours avant d’offrir un cadeau symbolique au fondateur de l’ASE au nom de la promotion 2017.

2017 12 28 Obina and Gaïus giving the present to Prof Wantchekon 2

Il s’agit d’un tableau d’art comportant des petites boules et de grandes. Les étudiants ont expliqué que ces boules, petites au départ, sont devenues très grandes à la fin. C’est leur souhait pour leur école dont ils sont fiers.

5 Décembre 2017. Un rendez-vous sur le savoir a eu lieu à l'African School of Economics cet après-midi sur le thème : «Les interactions humaines végétales dans un monde en mutation». Ce séminaire académique a été présenté par le Dr. Orou Gaoue, Professeur Assistant au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université du Tennessee, Knoxville (USA).

Tout au long de ses recherches, il a montré comment la réponse du système aux perturbations affectait les interactions futures dans un environnement où l'humain interagit avec les plantes et où la conservation et la durabilité de l'environnement sont parmi les défis les plus importants pour les décideurs. Pour répondre à ces différentes questions, il a identifié la récolte comme la perturbation des plantes et a utilisé le modèle de projection matricielle pour mesurer la réponse de la population à la récolte. La population de plantes a été divisée en deux groupes de population non récoltée et récoltée. L'hétérogénéité des plantes individuelles (dépassements, reproduction et croissance meilleures que la moyenne, absence de récolte non récoltée, ...) est prise en compte dans l'étude. Les résultats ont montré que lorsque l'hétérogénéité de la récolte augmente, la population a tendance à être pire et cela peut mener à une politique de non-durabilité. La conclusion est que les réponses du système écologique à la perturbation et la réponse des plantes à la perturbation affectent négativement l'interaction future.

Le 29 Novembre 2017, l'ASE a organisé son séminaire académique hebdomadaire sur le thème, «L'inefficacité du désherbage manuel dans les systèmes de riz pluvial touchés par les mauvaises herbes parasites», présenté par Dr. Simon N'cho, économiste agricole de l'ITA (Institut International Pour l'Agriculture Tropicale).

Dr. Simon a présenté une étude qui a été faite dans un contexte soulignant la grande importance du riz dans le monde et spécifiquement en Afrique sub-saharienne, combinée avec les contraintes ou les problèmes qui affectent sa culture. L'objectif principal de l'étude était d'identifier les sources d'inefficacité dans un environnement de production de riz caractérisé par la présence de mauvaises herbes parasites. L'étude a été menée dans deux pays d'Afrique subsaharienne, au Bénin et en Côte d'Ivoire. Dr. Simon, en mettant l'accent sur l'approche d'analyse, présente aux étudiants les techniques d'estimation de l'efficience, y compris l'Analyse de l'Enveloppement des Données (EDA), qu'il a particulièrement utilisées pour son analyse. Les résultats n'ont montré aucune certitude pour les deux pays que le désherbage manuel diminue l'inefficacité technique du travail de désherbage d'une ferme infestée par des mauvaises herbes parasites, mais on a constaté des inefficacités importantes dans ces pays.

 

 

 

Le mardi 14 novembre 2017, l’ASE a organisé comme il est de coutume, son séminaire hebdomadaire d’échange avec les étudiants. Les agents de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique étaient les invités pour cette session.

2017 11 14 US Embassy at ASE 1 3

La rencontre a débuté par le mot de bienvenue du doyen de l’ASE,  Père Claude Domfang, qui a par la suite cédé la parole aux invités pour la session proprement dite.

Cyrille VITO a fait une présentation de ses autres collègues présents ; il s’agit de Bienvenu Akodigna et Laurent Akpo, respectivement directeur de la bibliothèque et chargé des affaires culturelles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.

Bienvenu AKODIGNA a parlé des ressources dont dispose la librairie pour l’apprentissage et l’amélioration des compétences en langue anglaise. S’agissant des ressources, il a parlé des différents livres touchant une grande variété de domaines, le programme Pimsleur, les séances de conversation en anglais.

S’en est suivi la présentation de Laurent Akpo sur les opportunités de bourses d’études disponibles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, notamment les bourses Fullbright et le Ham free.

2017 11 14 US Embassy at ASE 2 2

La bourse Fullbright est permet d’envoyer des Américains pour des études à l’étranger et les citoyens étrangers à venir eux aussi étudier aux Etats-Unis. Laurent Akpo a précisé que cette bourse a été inventée par le sénateur Will Fullbright qui pensait fortement après les contextes difficile d’après-guerre des années 1945 que cela aiderait à découvrir les Etats-Unis, sa culture ainsi que le monde. A l’opposé du programme Fullbright qui dure environ deux (02) ans, le Ham free est un programme de 10 mois. Tous ces deux programmes sont totalement financés par les Etats-Unis.

2017 11 14 US Embassy at ASE 3 2

La séance a pris fin par une séance de questions-réponses pour davantage de précisions, suivie d’une photo de famille.